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Le courrier du Mélinois et l'Esprit MELIN Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

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De tous les instruments qui contribuaient à élargir les pensées des employés vers l’ensemble de l'entreprise, le périodique de la maison avait son importance.

La parution de ce bulletin que l’on appelait « le courrier du Mélinois » ou plus simplement, « Le Mélinois »était attendue chaque mois avec une Impatience partagée par tous.

Ses colonnes étaient ouvertes à chacun et l’on pouvait y traiter les sujets les plus généraux. Toutefois certaines chroniques étaient obligatoires :

  • les informations sociales et familiales qui intéressaient toute la communauté,

  • les extraits du procès verbal des séances du Comité d’Entreprise,

  • les Informations professionnelles y compris des cours de mécanique,

  • le tableau des bonis réalisés par les différentes équipes en application du système de rémunération,

  • les rapports des stages effectués à tour de rôle par les ouvriers au Comité des Prix,

  • les comptes rendus des représentants des ouvriers au CDD,

  • les comptes-rendus de l'activité de l’Amicale, des petites fêtes organisées par elle, de cérémonies officielles,

  • les maximes, les petites bandes dessinées et textes humoristiques,

Le patron, enfin, ainsi que les directeurs des succursales et chefs de services ne manquaient pas de profiter de cet excellent moyen qui leur était donné de pouvoir toucher d'un seul coup tous les ouvriers et employés de la Maison. Il était en effet impossible de les réunir tous étant donné leur dispersion géographique. C'était là l'occasion d'articles qui sans se lasser de rappeler chaque fois le but poursuivi faisaient en sorte de persuader chacun d'apporter tou­tes ses forces à l’œuvre commune pour le bien de tous.

Dans ce bulletin, chacun pouvait donc librement exprimer son opinion, sur tel ou tel point de l’organisation de l'entreprise. Cela permettait ainsi au patron et aux chefs de service de mieux suivre les réactions du personnel et par conséquent de redresser les erreurs de jugement s'il y avait lieu ce qui parait-il étaient assez rare.

Il était beaucoup plus courant, par contre, de trouver dans les articles et les rapports des ouvriers la marque de leur compréhension et de leur sympathie.

Exemple celui - ci qui relate pour ses camarades une séance du C.D.D. à laquelle il avait assisté :

« Je me trouvais bien dépaysé parmi tous les Directeurs, mais M. EDOUARD m’a parlé si amicalement que bientôt j’étais plus à l'aise et j’écoutais avec intérêt les questions traitées. Il conclut plus loin : tous ces échanges de vue entre les gens qui assistaient à cette réunion m’ont beaucoup intéressé et je souhaite à tous mes camarades des divers ateliers qui viendraient ici de pouvoir assister à une séance comme celle- là ».

Cet autre, un tourneur, apporte cette conclusion à son petit rapport : « J'ai l'impression qu'après plusieurs séances comme celle-là et en suivant bien la marche de la maison, nous arriverions à donner des avis. Je m'attacherai à m'instruire dans le sens favorable maintenant que je sais que notre Chef en tient compte ».

Ces témoignages et combien d'autres encore, librement exprimés, étaient considérés par le chef comme le plus bel encouragement. Il savait qu’il était compris et qu’il serait suivi par quelques-uns sans pour autant être sûr de faire l’unanimité.



 

 

 
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