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3- Les Ateliers MELIN en guerre à partir du 10 Mai 1940 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 CHRONOLOGIE: ( D'après "La grande histoire des Français sous l'occupation" D'Henri Amouroux)

10 mai :  Les Allemands attaquent la Belgique, le Luxembourg et la Hollande. La Luftwaffe bombarde, dès l'aube, les     gares et terrains d'aviation alliés. Paul Reynaud reste au pouvoir. Winston Churchill devient Premier ministre.

11 mai :   Un commando allemand prend le fort d'Eben - Emael.

12 mai :  Repli général des troupes belges et des troupes hollandaises.

13 mai :  Capitulation de Rotterdam. Les Allemands franchissent la Meuse à Dinant et à Sedan : c'est la percée.

14 mai :   Près de 2 000 chars allemands disloquent sur la Meuse et au-delà le dispositif français.

15 mai : Capitulation de l'armée hollandaise. Les Allemands élargissent toujours les brèches créées l'avant-veille sur la Meuse ; nos divisions cuirassées sont incapables de les arrêter. Le général Gamelin téléphone à Daladier que la bataille est perdue, la route de Paris ouverte. Paul Reynaud demande au maréchal Pétain, ambassadeur en Espagne, de revenir d'urgence à Paris.

16 mai : Le général Gamelin ordonne à nos armées, avancées en Belgique, de se replier. Paris est menacé. Paul Reynaud rappelle le général Weygand qui se trouve à Beyrouth. Au quai d'Orsay, les archives sont brûlées. Churchill arrive à Paris, les Français sollicitent, avec plus d'insistance encore, l'aide de la R.A.F.

17 mai :   Les blindés allemands franchissent la Sambre et atteignent l'Oise.

18 mai : Le maréchal Pétain accepte la vice-présidence du Conseil. Rema­niement du cabinet Reynaud. Churchill envisage de retirer le corps expéditionnaire britannique.

19 mai : Les blindés allemands, qui ont fait leur jonction à Saint-Quentin, foncent vers la mer. Weygand est nommé généralissime. Le général Gamelin est destitué.

20 mai : Les Allemands sont à Cambrai, Abbeville, Amiens, Péronne et arrivent à la mer. Reynaud réclame l'aide de l'Amérique.

21 mai : Attaque anglaise au sud d'Arras. Voyage de Weygand dans le Nord. Conférence avec Léopold III et le général Billotte, qui sera blessé mortellement quelques heures plus tard. Discours de Paul Reynaud au Sénat.

22 mai Les troupes belges retraitent sur l'Yser. Conseil de guerre interallié à Vincennes.

23 mai :  Dans le Nord, le manque de liaisons entre Français et Anglais compromet l'exécution du plan Weygand. Reynaud donne l'ordre de faire venir des troupes d'Afrique du Nord.

24 mai : Les Britanniques évacuent Arras et leur état-major prépare un repli sur Dunkerque. Contre-attaques françaises en direction de Péronne, d'Amiens, de Bapaume. Elles échouent toutes. Violentes attaques contre l'armée belge. Hitler arrête les blindés allemands et décide que l'aviation et l'infanterie termineront seules la bataille de Dunkerque.

25 mai : Rupture du front belge. Les Anglais décident de ne plus participer aux offensives prévues dans le cadre du plan Weygand qui est donc abandonné. La création d'une tête de pont autour de Calais, Dunkerque et Ostende est envisagée. Réunion du Comité de guerre à l'Élysée. La situation est désespérée et Paul Reynaud évoque la possibilité d'un armistice.

26 mai : L'armée belge dans une position de plus en plus critique. Les Anglais se replient vers la côte. Paul Reynaud, en voyage à Londres, ne prévient pas les Anglais de la nécessité où nous nous trouvons d'arrêter prochainement le combat.

27 mai : Les Allemands à sept kilomètres de Dunkerque. Le roi Léopold décide de capituler. Nouvel appel de Paul Reynaud à Roosevelt.

28 mai : Échec de la percée tentée par sept divisions françaises encerclées autour de Lille. Organisation du camp retranché de Dunkerque où les embarquements se multiplient.

29 mai :  Weygand informe Reynaud de la gravité de la situation militaire.

30 mai : Très vives discussions entre Français et Anglais à propos des évacuations de Dunkerque où la proportion, entre les deux armées, n'est pas respectée. Échec définitif de la contre-attaque de la IV ème D.C.R. (de Gaulle) dans la région d'Abbeville.

31 mai :  A Dunkerque, les embarquements sont de plus en plus difficiles. Churchill à Paris. Il s'efforce de relever le courage des Français et annonce que l'Angleterre ne capitulera pas.

1er juin : Nouvelles querelles franco-anglaises à propos de la situation à Dunkerque. Mussolini décide d'entrer en guerre le 11 juin.

2 juin : A Dunkerque, les Français restent seuls en face des Allemands; vives protestations de Reynaud, de Weygand et de Darlan auprès des Anglais.

3 juin : Des navires anglais procèdent à l'évacuation des troupes françai­ses de Dunkerque. Raid de l'aviation allemande sur Paris.


4 juin : Les Allemands entrent dans Dunkerque. Français et Anglais attaquent à nouveau, sans pouvoir la réduire, la tête de pont d'Abbeville. Nouvel appel de Reynaud au président Roosevelt.

5 juin : Offensive allemande. La bataille de France commence. Rommel franchit la Somme. Reynaud remanie son cabinet, de Gaulle, nommé sous-secrétaire d'État à la guerre.

6 juin : Recrudescence des attaques allemandes. Sur l'Ailette, la Bresle, vers Péronne, la situation de nos troupes s'aggrave. Reynaud évoque la possibilité du réduit breton et de la poursuite de la guerre en Afrique du Nord.

7 juin :  Les Allemands enfoncent la ligne Weygand.

8 juin : Le G.Q.G. français ordonne le repli général des troupes. Nos armées ont ordre de s'établir sur la Basse-Seine, devant Paris et sur l'Ourcq.

9 juin : L'Oise est franchie par les Allemands. Voyage du général de Gaulle à Londres et rencontre avec Churchill.

10 juin : L'Italie déclare la guerre à la France et à l'Angleterre. Le gouvernement quitte Paris.

11 juin : Paris déclaré « ville ouverte ». Nouvelle retraite des forces françaises : Dieppe, Reims, Épernay sont pris. Installation du gouvernement en Touraine. Réunion du Conseil suprême en présence de Churchill. Weygand déclare que « nous sommes sur la lame du couteau ».

12 juin : Encerclement de Paris. Menace sur nos armées de l'Est, Dissen­sions entre Churchill, Reynaud, Pétain, Weygand et de Gaulle sur les décisions à prendre.

13 juin : Reynaud décide de transférer le gouvernement à Bordeaux et demande à Churchill de délier la France de ses engagements. Conseil des ministres orageux, Weygand insiste pour qu'il soit mis fin aux combats.

14 juin : Les Allemands entrent dans Paris, ils prennent Le Havre et menacent Caen et Alençon. Le gouvernement s'installe à Bor­deaux. De Gaulle part pour Londres où il doit préparer l'évacua­tion de troupes vers l'Afrique du Nord.

15 juin : Les troupes anglaises, encore en France, ne seront plus aux ordres du général Georges. Le Q.G. français transporté à Vichy. De Gaulle à Rennes pour organiser le réduit breton, puis en Angleterre. Weygand refuse de capituler comme le lui demande Reynaud. Conseil des ministres houleux où Reynaud et Weygand s'affrontent autour de l'idée d'armistice. Proposition transaction­nelle de Chautemps. Reynaud (et Lebrun) menacent de démis­sionner.

16 juin : Les Allemands franchissent la Loire. Prise de Besançon ; nos armées de l'Est dans une situation désespérée. Jeanneney et Herriot donnent leur accord à un transfert du gouvernement en Afrique du Nord. Conseil des ministres, le Maréchal veut démissionner. A Londres, Monnet soumet à de Gaulle le plan de l'Union franco-britannique auquel Churchill se rallie. Télégram­mes anglais envoyés à Reynaud concernant le sort de la flotte française. De Gaulle téléphone à Reynaud le texte du projet d'union. Les télégrammes anglais sont retirés. Conseil des minis­tres, Reynaud lit le texte du projet d'union qui ne soulève que désapprobation. Aggravation de la situation militaire. La proposi­tion Chautemps (de consulter les Allemands) paraît l'emporter. Reynaud donne sa démission. Lebrun charge Pétain de constituer un gouvernement. De Gaulle arrive à Bordeaux. Le nouveau gouvernement (auquel Laval n'appartient pas) fait demander leurs conditions aux Allemands.

17 juin :             Les Allemands avancent partout à une rapidité prodigieuse. Prévenu de la démarche française, Hitler demande à Mussolini de venir s'entretenir avec lui à Munich. De Gaulle s'envole pour Londres dans l'avion de Spears. Appel du Maréchal aux Français, il annonce qu'il a demandé l'armistice et qu'il faut cesser le combat. Décision de déclarer « villes ouvertes » toutes les villes de plus de 20 000 habitants, ce qui entraîne un effondrement de la résis­tance. Dans tous les ports de l'Atlantique encore libres, les préparatifs de départ de la flotte française sont accélérés.

 L'Evacuation  et le rapatriement des ATELIERS MELIN:

Pendant la guerre 39-40 les AM se replièrent à Villemur sur Tarn (Hte Garonne). Par un courrier du 13/07/40, le gouvernement de VICHY autorisa le rapatriement des Ateliers MELIN  justifié selon les termes suivants « Les AM assurent la distribution et l'entretien d'un nombre très élevé de tracteurs agricoles dans une région de grande culture: ils fabriquent et réparent les machines de culture et de récolte ainsi que du matériel de transport. La reprise de l'activité des AM à SOISSONS et de leurs centres régionaux de réparation conditionne pour une part l'exécution normale de la récolte prochaine, des déchaumages et des labours et des semailles d'automne. »

Après rapatriement, jusqu’à la fin de la guerre, une coopérative où il était possible de se procurer des produits de ferme, du bois de chauffage, fonctionnait dans un garage situé sous le logement du concierge.

Par la suite, du fait de l'aide apportée aux résistants par la fourniture de matériel, Edouard MELIN  lors des arrestations de  1944  réussit de justesse à échapper à la GESTAPO venue l'arrêter dans ses bureaux.

           (CHRONOLOGIE  suite)

D’après  « La grande histoire des Français sous l’occupation » d’ Henry Amouroux 

En caractère gras action du Général de Gaulle. En caractères  italiques : développement de la guerre.

16 juin : Formation à Bordeaux, après la démission du gouvernement Reynaud, d'un gouvernement présidé par le maréchal Pétain. Camille Chautemps est vice-président du Conseil ; le général Weygand, ministre de la Défense nationale, Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères. Entre 23 h 30 et 24 heures le Conseil des ministres tient sa première réunion et décide de solliciter l'armistice par l'intermédiaire de l'ambassadeur d'Espa­gne, M. de Lequerica.

17 juin :   Le général de Gaulle quitte Bordeaux pour Londres où il est reçu par  Churchill.

A 12 h 30, le maréchal Pétain annonce aux Français qu'il a demandé à l'adversaire les conditions d'armistice. « C'est le coeur serré, déclare-t-il, que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. » Phrase malheureuse qui entraîne de nombreuses redditions et augmente considérablement le nombre des prison­niers.

Depuis la veille, Hitler étudie les conditions d'armistice. Il les veut relativement modérées.

 En France, l'armée allemande avance partout très vite.

18 juin :   Premier appel radiodiffusé du général de Gaulle.

« La guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. » « Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. » Rencontre entre Hitler et Mussolini à Munich. L'Allemand tempère les exigences de l'Italien.

19 juin :    Le général de Gaulle demande aux représentants de l'Empire de poursuivre le combat aux côtés de l'Angleterre.

20 juin : La délégation française d'armistice quitte Bordeaux pour une destination inconnue. La Luftwaffe bombarde Bordeaux.

21 juin : à Rethondes, dans le wagon où, en 1918, Foch avait dicté les conditions alliées aux Allemands, le chef de la délégation française, le général Huntziger, reçoit d'Hitler les conditions allemandes. Huntziger les téléphone à Vichy où elles sont étudiées par le Conseil des ministres qui, sur plusieurs points, présente des contre- propositions.

22 juin : Le gouvernement français ayant donné son accord, le général Keitel et le général Huntziger apposent leur signature au bas de la convention d'armistice.

24 juin :       La délégation française se rend à Rome où les pourparlers d'armistice sont rapidement achevés.

25 juin : À 0 h 35 les deux armistices deviennent effectifs. Les combats cessent sauf en certains points de la ligne Maginot. Journée de deuil national. Le Maréchal dresse le bilan de l'infériorité des Franco - Anglais dans la lutte qui les opposait aux Allemands et répète qu'il ne quittera pas « le sol de France ».

26 juin :       Ultimatum soviétique à la Roumanie.

28 juin :       Le gouvernement britannique reconnaît officiellement le général
de Gaulle comme « Chef des Français libres ».

29 juin : Le gouvernement français quitte Bordeaux, qui se trouve désor­mais en zone occupée, pour Clermont-Ferrand, vite jugé incom­mode.

 

1°' juillet :    Installation à Vichy

2 juillet : L'U.R.S.S. occupe une partie de la Roumanie.

3 juillet : Brutale attaque anglaise contre les vaisseaux de guerre français amarrés, près d'Oran, en rade de Mers el -Kébir. L'escadre française d'Alexandrie est neutralisée. Tous les navires français se trouvant dans des ports britanniques sont saisis.

En juillet :    Le gouvernement français décide de rompre les relations diplômatiques avec la Grande-Bretagne. Premières réunions, à Vichy, des députés et sénateurs convoqués pour l'Assemblée nationale.

6 juillet : Attaque aérienne anglaise contre le cuirassé Dunkerque avarié lors du premier bombardement de Mers el-Kébir. Les deux attaques britanniques ont fait 1297 morts.

8 juillet :  Les Anglais bombardent le cuirassé Richelieu qui se trouve en rade de Dakar.

9 juillet :  Par 398 voix contre 31a Chambre des Députés et par 230 contre 1 le Sénat décident qu'il y a lieu de réviser les lois constitutionnelles.

10 juillet :    Par 569 voix contre 80, l'Assemblée nationale délègue le pouvoir constituant au maréchal Pétain. Rédaction, par le communiste Jacques Duclos, d'un texte qui, diffuse au mois d'août, sera connu sous le nom d' « Appel du 10 juillet ».

11 juillet : Promulgation à Vichy des actes constitutionnels I, II et III. Le maréchal Pétain prend le titre de chef de l'État, adresse un message au pays sur les réformes à entreprendre et annonce qu'il a demandé à l'Allemagne la libération de Versailles et du quartier des ministères à Paris.

12 juillet :    Laval est nommé vice-président du Conseil. Remaniement minis­tériel.

13 juillet :     Albert Lebrun n'est plus Président de la République.

16 juillet :     Hitler donne l'ordre de préparer l'invasion de l'Angleterre et réclame vainement des bases dans l Afrique du Nord française.

17 juillet :     Première tentative pour envoyer un agent secret de la France libre en zone occupée.

19 juillet : Laval rencontre Abetz à Paris.

22 juillet : Loi permettant la révision des naturalisations. Ralliement des Nouvelles-Hébrides au général de Gaulle.

26 juillet :     Ralliement de la Côte-d'Ivoire au Général de Gaulle.

30 juillet :     Création des Chantiers de la jeunesse.

31 juillet :     Les Anglais décident le blocus des côtes de France et d'Afrique du Nord.

1er août :     Des filières d'évasion de prisonniers se constituent en Alsace.

2 août :        Ultimatum japonais à l'amiral Decoux, gouverneur général de l'Indochine.Le général de Gaulle est condamné à mort par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand.

3 août :              Estonie, Lituanie puis Lettonie (le 6) deviennent des Républiques soviétiques. Abetz rend compte à Hitler de son entretien avec Laval.

4 août :             Invasion de la Somalie britannique par les Italiens.

7 août :             L' Alsace et la Lorraine sont rattachées au Reich.

Accord entre de Gaulle et les Anglais sur l'organisation des Forces françaises libres.

13 août :            Message du Maréchal Pétain : « La France nouvelle réclame des serviteurs animés d'un esprit nouveau. » Loi interdisant les sociétés secrètes.

15 août :            Texte du Maréchal Pétain dans La Revue des Deux Mondes sur la politique sociale de l'éducation. Henri Frenay et Maurice Chevance décident de créer une armée de libération. Intensification des attaques aériennes sur l’ Angleterre.

26 août :            Ralliement du Tchad à la France libre. 

27 août :       Ralliement du Cameroun à la France libre.

28 août :       Ralliement du Congo à la France libre.

29 août :       Création en zone libre de la Légion des combattants. Ralliement de l'Oubangui-Chari à la France libre.

2 septembre : Ralliement de Tahiti à la France libre.

3 septembre : Première livraison de destroyers américains à la Grande-Bretagne.

6 septembre : Le général Weygand, éliminé du ministère, devient délégué
général du gouvernement en Afrique française.

7 septembre :        Début du blitz sur Londres.

14 septembre :  Offensive italienne contre l'Égypte.

15 septembre : Léon Blum est interné à Chazeron où Reynaud, Daladier, Mandel et le général Gamelin l'ont précédé. 500 avions allemands sur Londres.

23-25 septembre : Le général de Gaulle arrive devant Dakar avec une flotte franco­ Britannique mais le gouverneur général Boisson refuse de se rallier. Bombardement de Dakar et échec de l'opération.

24 septembre : Ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre.

25 septembre : Premier tract clandestin du groupe du Musée de l'Homme.

26 septembre : Débarquements japonais au Tonkin après l'accord franco japonais du 22.

27 septembre : Ordonnance allemande contre les Juifs. A Berlin, signature du pacte tripartite (Allemagne, Italie, Japon).

 4 octobre : Rencontre Hitler - Mussolini.

5 octobre   : Arrestation par la police parisienne de 300 communistes.

7 octobre : Entrée des troupes allemandes en Roumanie.

11 octobre :  Message du Maréchal définissant les caractéristiques du nouveau régime. II sera national en politique étrangère, hiérarchisé en Politique intérieure, coordonné et contrôlé dans son économie, social dans son esprit et ses institutions.

12 octobre : Victoire, au large de Malte, de la flotte anglaise sur la flotte italienne. Hitler annule ses ordres pour le débarquement en Angleterre.

18 octobre : Publication au Journal Officiel du statut des juifs.

22 octobre : Laval reçu à Montoir dans le wagon-salon d'Hitler.

23 octobre    :De retour à Vichy, Laval met le Conseil des ministres au courant de son entrevue. Rencontre Hitler Franco à Hendaye.

24 octobre :Le Maréchal Pétain rencontre Hitler en gare de Montoir. Mission du professeur Rougier à Londres.

27 octobre : Création, à Brazzaville, par le général de Gaulle, du Conseil deDéfense de l'Empire.

28 octobre : Laval est nommé ministre des Affaires étrangères. L'Italie en guerre contre la Grèce.

30 octobre : Message du Maréchal : « J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. » Au mois d'octobre, parution de plusieurs feuilles clandestines. 8 novembre   Succès grecs en Albanie.

9 novembre : Dissolution des centrales syndicales et patronales. Entrevue Laval - Goéring. Ralliement du Gabon à la France libre.

11 novembre : Sur les Champs-Élysées, manifestation d'étudiants parisiens contre l'occupant. 70 000 Lorrains, chassés par les Allemands, commencent à arriver en zone libre.

14 novembre :Raids allemands sur Coventry.

29 novembre : A Paris, première conférence franco-allemande pour organiser la collaboration.

2 décembre : Loi relative à l'organisation corporative de l'agriculture. Trois ministres (Baudouin, Peyrouton, Bouthillier) font pression sur le Maréchal pour qu'il se sépare de Pierre Laval.

9 décembre : En Égypte, début de la contre-offensive britannique.

11 décembre : Laval transmet au Maréchal l'invitation d'Hitler d'assister à la remise  solennelle des cendres de l'Aiglon.

13 décembre : Le Maréchal Pétain révoque Pierre Laval et le fait arrêter. Il adresse un message à la nation qui ne sera pas reproduit par la presse parisienne.

14 décembre : Pierre-Étienne Flandin nommé ministre des Affaires étrangères.

15 décembre : Premier numéro de Résistance.

16 décembre : Aux Invalides, cérémonie de remise des cendres de l'Aiglon. Entretien Abetz-Darlan.

17 décembre : Abetz arrive à Vichy où il obtient la libération de Laval qui regagne Paris en sa compagnie.

18 décembre :Mémorandum secret d'Hitler sur l'invasion de L’URSS

24 décembre : Venant d'Angleterre, le commandant d'Étienne d'Orves débarque à Plogoff.

25 décembre : Darlan remet à Hitler une lettre du Maréchal, sur les événements du 13 décembre.

29 décembre : Violents bombardements de Londres.

 
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