Home arrow La guerre de 39-45 arrow 5- 1944-455: la fin de la guerre, la libération
 
5- 1944-455: la fin de la guerre, la libération Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

LA FIN DE LA GUERRE, LA LIBERATION:

1944
5 j a n v i e r: Les troupes soviétiques entrent en Pologne
2 0 j a n v i e r: Vichy institue des cours martiales expéditives
 
2 7 j a n v i e r: Fin du siège de Leningrad
3 0 j a n v i e r: Discours de Brazzaville
1 er f é v r i e r: Création officielle des FFI
2 1 f é v r i e r: Exécution de 22 partisans de la MOI
1 5 m a r s: Publication du programme du CNR
1 er avril : Massacre d'Ascq
4 a v r i l : Les troupes soviétiques entrent en Roumanie
2 6 avril : Pétain à Paris est reçu à Notre-dame et à l'Hôtel de Ville
13 mai : Fin de la bataille de Monte Cassino (commencée le 15 février)
2 juin : Le CFLN se transforme en Gouvernement provisoire de la République française
4 j u i n: Les troupes alliées libèrent Rome
6 j u i n: Opération Overlord : débarquement allié en Normandie
 8 juin : Libération de Bayeux, deux jours après le débarquement
 1 0 juin : Massacre d'Oradour-sur-Glane
1 5 j u i n: Débarquement américain dans les îles Mariannes
2 0 juin : Jean Zay assassiné par la Milice
2 3 juin : Fin du réduit du Vercors
1er j u i llet: Début de la conférence de Bretton Woods
2 0 j u illet: Attentat manqué contre Hitler
 2  j u illet: Signature des accords de Bretton Woods
2 5 j u illet: Percée des troupes américaines en Normandie
1 er août . Insurrection de Varsovie
 La 2e DB débarque en Normandie
1 5 août : Débarquement franco-américain en Provence
2 4 août : La 2e DB entre dans Paris
2 5 août : Libération de Paris

Fin Août 1944 LIBERATION DE SOISSONS
2 6 août : De Gaulle sur les Champs-Élysées
2 s e p t e m b r e: Premier Conseil des ministres du GPRF
3 septembre : Libération de Bruxelles

Image

Défilé devant la succursale de TERGNIER

Image

La nouvelle municipalité de Soissons issue de la résistance avec Fernand MELIN employé aux Ateliers MELIN.

Image

Image

.1 5 septembre : Les troupes américaines franchissent la frontière allemande

Image

Les rations pour octobre 1944

5 o c t o b r e : Ordonnance accordant le droit de vote aux femmes
2 0 o c t o b r e : Débarquement américain dans les Philippines
 7 novembre : Quatrième victoire présidentielle pour Roosevelt

Image

04/11/1944 Annonce d'une séance récréative aux Ateliers MELIN

Article de »L’Aisne libre » du 15/11/1944

 

On fête la Libération le dimanche 05 novembre 1944
AUX ATELIERS MELIN
 Le dimanche 5 novembre, a eu lieu une fête de la libération, organisée par le Comité des Fêtes des Ateliers MELIN. Cette manifestation artistique et patriotique s’est déroulée en présence de M. le Sous- Préfet de Soissons, qui avait bien voulu en accepter la présidence, et de Mme Fiolet, Maire de Soissons.
            Prenant la parole pour féliciter les organisateurs, M. Edouard Mélin a, dans son discours, marqué la joie de tous à l’arrivée des Américains, nous débarrassant de l’odieux oppresseur. Il rendit hommage aux Armées Alliées, aux FFI et eut une pensée émue pour nos prisonniers et déportés.
            Il a exhorté les ouvriers au travail, disant notamment ceci : « A quoi servirait une augmentation de salaire si elle devait, comme en 1936, provoquer une hausse de la vie supérieure au gain réalisé. Y a-t-il un seul ouvrier qui pense vraiment que, seule, une augmentation de salaire, correspondant au salaire vital, fut-elle du triple, soit capable d’apporter le bonheur ? Je ne crois pas. S’il s’agissait d’un animal sans esprit, n’ayant que la reconnaissance du ventre : oui. Mais, pour un homme, il ne s’agit pas seulement de manger. Il faut vivre en homme et en homme libre. Un râtelier bien plein et une chaîne d’attache ne peuvent nous plaire. C’est pourquoi nous instituons actuellement notre nouveau système de rémunération. »
            Il a terminé en disant : la guerre n’est pas finie : il faut aider les Alliés, s’organiser pour la civilisation et le progrès de l’humanité.
            Puis, prenant à son tour la parole, M. le Sous- Préfet a, dans un très beau discours où l’on sentait battre son cœur de Français, invité tous les Français à faire l’union derrière le Général De Gaulle et à se mettre au travail, précisant «  que les droits des patrons n’étaient que les devoirs des ouvriers, comme les droits des ouvriers n’étaient que les devoirs des patrons ».
            A cette occasion, la médaille du travail a été remise à M. Henri Lefèvre, chef comptable des Ateliers Mélin qui compte à ce jour 33 années de présence continue. M. Edouard Mélin en profite pour rappeler ce que fût cette longue vie de labeur que les deux hommes menèrent cote à cote depuis leur plus jeune âge. Commençant, dans l’enfance, tous les deux comme apprentis, ils se retrouvent avoir participé à la même tâche dont ils peuvent être fiers. Il dit en substance : «  deux hommes restant ensemble depuis plus de 30 années peuvent se regarder en face, quand ils sont demeurés ce que nous sommes l’un pour l’autre. Ils ont subi l’épreuve du temps sans que leur confiance réciproque ait subi la moindre attaque. »
 Avant d’épingler lui-même la médaille, M. le Sous- Préfet a en homme ayant une grande connaissance de la vie et des hommes, et dans une allocution improvisée, félicité M. Henri  Lefèvre.
             La séance reprit et sur la scène les tableaux succédèrent aux tableaux. Tous imprégnés par la grande joie d’une libération permettant de chanter tout haut et à pleine voix, aussi bien les hymnes nationaux français et alliés que les chansons militaires.
             L’enthousiasme régnait dans la salle en fête et tous chantèrent le chœur léger, plein de confiance, heureux de vivres, libres, enfin.
             On se quitta satisfait et décidé plus que jamais à coopérer à l’effort général qui reste à faire pour sortir définitivement la France du bouleversement où l’a plongée la guerre.

            Nous félicitons le Comité des Fêtes des Ateliers Mélin qui a, une fois de plus et courageusement, pris une initiative qu’il serait souhaitable de voir suivre. 

 

Image


 

Annonce réouverture  du dancing "Le Tourbillon" (Avenue de Chateau Thierry) 

 

2 3 novembre : La 2e DB à Strasbourg

 

Image

Annonce Naissance 1er enfant d'Edouard MELIN


14 d é c e m b r e: Début de la nationalisation des charbonnages
1 6 décembre : Les Allemands lancent une contre-offensive dans les Ardennes

Image   Fin décembre 44: bombardement de la gare de Soissons (L'article date du 22 décembre 1945 ??)

Article  du 22- 12- 45  L’Aisne Libre
 
Il y a un an
25 décembre 1944 ! Noël de guerre, mais Noël d’espérance ! Depuis six mois et demi, les Alliés étaient en France. Depuis quatre mois, Soissons était libéré. Notre ville qui avait si souffert pendant la grande guerre, était sortie de celle-ci à peu près intact : quelques maisons démolies, ses ponts détruits. Mais qu’étaient ces destructions comparées à celles de 19.
            Nous pouvions donc espérer, alors que les Allemands étaient refoulés hors de nos frontières – le communiqué de guerre annonçait que Von Rundsedt était passé à la « défensive élastique » entre Bastogne et Behternach, que l’ennemi était encerclé entre Celles et Rochefort, que les unités Américaines étaient solidement établies le long des rivières Sure et Clerve – des jours de fête calmes et moins tristes de ceux des années précédentes.
            Nombreux étaient les Soissonnais qui profitant des quelques jours de vacances, étaient partis joyeux pour Paris ou pour quelque ville de province, où avec leurs parents et amis ils avaient réveillonné. Ils étaient revenus le lendemain du jour de Noël, encore plus joyeux. Leur séjour leur laissait un bon souvenir et ils retrouvaient Soissons, sa gare qui n’était pourtant pas moderne, l’avenue de la gare et ses immeubles neufs.
            Quelques heures encore et de ce qu’ils avaient vu de cette gare, la salle des pas perdus, les guichets, la consigne, il ne devait rester que des pans de murs. Les maisons voisines, une grande partie des locaux des établissements Wolber étaient dans le même état.
            Que s’était-il passé ?
            Un attentat par la cinquième colonne ?
Beaucoup de Soissonnais l’ont cru et le croient encore.
 Il n’avait suffi que d’un avion, une bombe incendiaire et… 500 wagons de munitions.
            Depuis la libération de Soissons, la gare était un centre de répartition de munitions. Celles-ci qui comprenaient environ 135 sortes étaient déchargées à Cherbourg, mises sur Wagons et emmenés dans différents centres distributeurs dont Soissons. De là, les wagons étaient dirigés sur Charlerois. Depuis quelques jours. Le trafic est arrêté : les Allemands contre-attaquant, avaient créé une poche sur Bastogne et retardaient légèrement la marche des alliés. Les munitions s’amassaient donc en gare et près de 500 wagons attendaient.
Le sinistre
Soissons après ces quelques jours de fête, dort  donc.
Onze heures.
            Un avion allemand seul.
Il rode, tourne sur la gare abondamment éclairée.
Que cherche –t-il ?
Une bombe tombe.
L’alerte est donnée par deux fois.
Les lampes électriques s’éteignent.
L’avion part, revient.
Une rafale de balles incendiaires.
L’avion repart.
Son travail de destruction est fait et il est complet. La bombe en éclatant fait exploser quelques munitions qui, à leur tour, propagent le feu.
            Et dans la nuit calme, froide et claire, ce n’est qu’une alternance de bruits sourds, secs, prolongés.
            Des éclats tombent, incendiant ou détruisant les bâtiments. Les ardoises, les tuiles volent partout. Des poutres, des barres de fer sont projetées à une certaine distance.
            Les déflagrations sont telles que les vitres des maisons du centre de la ville sont brisées, les rideaux de fer se tordent.
            Une épaisse fumée noire s’élève.
            Les quelques cheminots de service, des soldats américains sont sur les lieux. Quelques courageux Soissonnais, les pompiers ayant M. Suin à leur tête arrivent aussi.
            Mais que peuvent-il faire : emmener quelques trains, sauvetage bien périlleux. Les locomotives sont peu nombreuses et il faut les mettre sous pression, travail qui nécessite trois à quatre heures.
            Quelques tankistes  américains détachent des wagons et leurs chars entraînent ceux-ci loin du sinistre.
            Les deux locomotives sont enfin prêtes.
Un train de 30 à 40 wagons part pour Ciry - Salsogne, un autre pour Berzy.
            Grâce aux efforts conjugués des cheminots soissonnais et des soldats alliés quelques 250 wagons sont épargnés.
            Mais les autres sauteront un à un pendant 26 heures, heures pendant lesquelles les Soissonnais laissés par la force des choses dans l’ignorance, penseront sauter eux et leur ville.
            Des bruits, certains véridiques, certains fantaisistes, leur font prendre leurs valises, leurs papiers et leurs objets précieux et partir à Mercin, Pernant ou Pommiers. Certains mêmes sont allés se réfugier dans les carrières de Pasly. Les wagons de cheddite ne devaient-ils pas sauter à midi et la ville avec ? Les plus renseignés allaient accusant les alliés de négligence.
            Pourquoi nous disait l’un, avoir concentré de telles munitions en pleine gare ? Je suis ancien combattant de la grande guerre et nous avions plus d’expérience ! Les sodats faisaient des épis dans les champs. Ce n’était pas moins pratique et était moins dangereux et moins visible.
    1945 (suite évènements)  

1 6 j a n v i e r: Nationalisation de Renault
1 7 j a n v i e r: Libération de Varsovie
2 4 j a n v i e r: Charles Maurras condamné à la réclusion à perpétuité
2 7 j a n v i e r: Les Soviétiques libèrent le camp d'Auschwitz
4 - 11 f é v r i e r: Conférence de Yalta: Roosevelt-Churchill-Staline
6 f é v r i e r : Exécution de Brasillach, condamné à mort le 19 janvier
1 3 f é v r i e r: Libération de Budapest
13 - 1 4 f é v r i e r: Bombardement allié sur Dresde
1 9 f é v r i e r: Débarquement américain à Iwo Jima
9- 1 0 m a r s: Raid aérien sur Tokyo
5 a v r i 1: Démission du ministre de l'Économie nationale, Pierre Mendès 
1 2 avril : Mort de Roosevelt. Truman président des Etats-Unis
Les Américains libèrent le camp de Buchenwald
2 5 avril : Jonction des troupes américaines et soviétiques sur l'Elbe
 2 8 avril : Mort de Mussolini, lynché par des partisans
2 9 avril : Les Américains libèrent le camp de Dachau
3 0 avril : Hitler se suicide
1 - mai : Berlin aux mains des troupes soviétiques

Image Les 1ères élections municipales à Soissons  (01/05/1945)


7 m a i: L,'Allemagne capitule. Signature à Reims de la capitulation sans condition du 3ème Reich

La capitulation: L'Aisne libre (article du 09 mai 1945


 8 m a i : Émeutes dans le Constantinois
1 0 m a i: Premier retour de déportés
1 6 j u i 11 e t - 2 a o û t : Conférence de Potsdam : Staline-Truman-Churchill puis Attlee
2 3 j u i 11 e t - 1 5 a o û t : Procès du maréchal Pétain. La condamnation à mort est commuée
par de Gaulle en détention à perpétuité
 2 6 j u i 11 e t : Attlee Premier ministre de Grande-Bretagne
 6 a o û t: Bombe atomique sur Hiroshima
 7 a o û t : Hô Chi Minh déclenche l'insurrection du Tonkin

Publicité des Ateliers MELIN  (L'aisne libre 20/08/45)


9 a o û t: Bombe atomique sur Nagasaki
2 septembre : Le Japon capitule
 1 5 o c t o b r e: Exécution de Laval, condamné à mort le 9
1  n o v e m b r e : Célébration de la victoire à l'Arc de triomphe
2 0 novembre : Ouverture du procès de Nuremberg

Publicité des commerçants de Soissons pour Noêl et la libération (croix de Lorraine).

(L'Aisne Libre)

 

 

 

 
Suivant >